Alerte Justice

(à partir d’un article le Monde du 10 décembre 2011)


Des procureurs de la République ont  lancé « un appel solennel sur la gravité de la situation dans laquelle se trouvent les parquets ».

 Les phrases entre guillemets sont celles utilisées par les procureurs eux-mêmes.

Ils sont confrontés à trois problèmes majeurs :

§         Leur mode de nomination qui ne garantit pas leur totale indépendance : ils souhaitent donc que le conseil supérieur de la magistrature puisse donner un « avis conforme » c’est à dire contraignant aux nominations du parquet que propose le garde des sceaux (comme pour les magistrats du siège). Ce qui nécessite une révision de la constitution.



§         « L’insécurité juridique dans laquelle se trouvent les parquets, en raison de l’avalanche, de l’inflation des lois des textes qui ont parfois entre eux un manque de cohérence, voire de contradictions ». Circulaires qui sont diffusées sans « sérieuses études d’impact ».



§         Le manque de moyens : les parquets français ont davantage de missions que leurs homologues européens et sont moins dotés en nombre et en moyens de fonctionnement :



-          En 2008 il y avait 3 procureurs pour 100 000 habitants en France, contre 10,4 en moyenne, en Europe. D’après l’étude conduite par la Commission européenne pour l’efficacité de la justice, Cepej)


-         « Le procureur est tout seul dans son bureau, nous n’avons pas de cabinet comme les préfets. Quand on écrit au procureur, la réalité quotidienne, c’est que c’est le procureur lui-même qui tape la réponse sur son petit ordinateur